C’est donc la reprise. De quoi ? Mais des activités bien entendu !
Plus j’avance dans la vie et plus une question se fait prégnante : « Dieu se soucie-t-il de nous ? » Dans mes entretiens pastoraux, la question est récurrente, quotidienne presque : « Dieu se soucie-t-il de moi ? »
Nous commettons tous et toutes des erreurs... Parfois, nous perdons « le nord », nous perdons notre chemin, nous nous perdons. Nous commettons des erreurs. Nous nous acharnons sur les mauvaises choses. Nous poursuivons des buts discutables à n’importe quel prix. Nous vacillons sur les falaises éthiques et morales que nous avions bâties. Nous nous aventurons trop loin sur des pentes glissantes. Nous volons. Nous trichons. Nous mentons. Nous trompons. Nous critiquons. Nous sommes approximatifs et inconscients.
« Quand je m’observe, je m’inquiète. Quand je me compare, je me rassure » (Talleyrand, cité par Nicolas Sarkozy au JT de France2 dimanche soir). De quoi se donner bonne conscience à moindre frais et faire place nette, donc ?... Pas vraiment, en fait.
Depuis quelques jours déjà, il y avait, dans notre bâtiment d'Eglise et alentours, des odeurs d'égouts nauséabondes.
Avec ses gros chiffres, le calendrier parle bien. Mais il ne parle pas toujours la même langue que nous.
Où il est question d'une table ouverte, de pain et de vin, du péché qui nous colle à la peau, et malgré tout de grâce et de salut
En route vers Pâques « Le soleil se lève sur les bons et sur les méchants. La pluie tombe sur les justes et sur les injustes. » (Matthieu 5.45)
C’est drôle, mais ce dont nous avons le plus de peine à nous convaincre, au sujet de la vie, c’est qu’elle est vivante.
Le « locked-in syndrome » a été révélé au grand public il y a une douzaine d’années grâce au témoignage remarquable de Jean-Dominique Bauby, ancien rédacteur en chef du magazine « Elle », dans son ouvrage : « Le scaphandre et le papillon » (Editions Robert Laffont), un livre adapté en 2007 au cinéma sous le même titre. Ce livre bouleversant est le premier récit « vu de l’intérieur » de cette terrible maladie.Suite à un accident vasculaire cérébral, on se trouve privé de toutes ses fonctions motrices. Impossible de bouger, de parler, de manger : c’est l’enfermement à l’intérieur. Seul un oeil reste capable de mouvement. Pour ce journaliste, cet oeil est devenu le moyen de communiquer, par clignements, pour dire « oui » ou « non », et indiquer la bonne lettre à ses visiteurs qui parcourent du doigt un alphabet.

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